Tout va très bien !

22 07 2008

«[…] Le confrère Touvabienovitch, revêtu lui aussi d’une blouse fort crasseuse… ni plus ni moins que les autres membres du personnel… ne me fit grâce d’aucun détail, d’aucun tournant de cette immense installation, d’aucun service spécialisé. J’ai tout vu, je pense, bien tout vu, tout senti, depuis le cagibi des piqûres, jusqu’aux oubliettes tabétiques, de la crèche aux essaims de mouches, jusqu’aux quartiers pour hérédos. Ces petits-là, syphilis infantiles, semblaient entre autres fort bien dressés, préalablement, ils m’attendaient bien sages, au passage, ils devaient jouer pour les rares visiteurs toujours le même rôle, la même petite comédie… Ils m’attendaient au réfectoire… attablés devant autant d’écuelles, par groupes, par douzaines, en cercle, tondus, verdâtres, bredouillants hydrocéphales, une bonne majorité d’idiots, entre 6 et 14 ans, enjolivés pour la bonne impression de serviettes, très crasseuses, mais très brodées… Figuration.

A notre entrée, ils se dressèrent tous d’un seul jet, et puis tous ensemble se mirent à brailler quelque chose en russe… la sentence ! « Tout va Très Bien ! … Nous sommes tous Très Bien Ici » Voilà ce qu’ils vous disent confrère ! Tous…

Toutvabienovitch avait des élèves dans le coin… d’ailleurs il se fendait la pêche, ce confrère est un des rares Russes que j’ai vu rire pendant mon séjour à Leningrad.

Voilà nos femmes de service ! nos infirmières du service !… On aurait pu, avec un peu d’attention… les distinguer, les reconnaître parmi les malades, elles semblaient encore plus déchues, navrées, perclues, fondantes de misère que tous les malades hospitalisés… Elles vacillaient toutes, littéralement entre les parois du couloir, exsangues, décharnées, croulantes en guenilles… d’un bord crasseux sur l’autre.

  - Combien gagnent-elles ?…

  - 80 roubles par mois… (une paire de chaussures coûte 250 roubles en Russie) … Et puis, il a ajouté, en surplus (dans son tonnerre habituel), mais elles sont nourries ! confrère, nourries !…

Il se bidonne ! Tout va très bien ! qu’il vocifère. Mais le meilleur de cette visite c’était pour la fin ! Les traitements gynécologiques !… la spécialité de Touvabienovitch. le bouquet ! … Un bazar, une collection, une rétrospective d’instruments, d’antiquités ébréchées, tordues, grinçantes maudites… qu’on ne trouverait plus qu’au Val-de-Grâce, dans les cantines et les trousses du baron Larrey, avec bien du mal… Pas un broc, un trépied, une sonde, pas le moindre bistouri, la plus courante pince à griffes, de cette répugnante quincaille rien qui ne date au moins des Tzars… des vraies ordures, un fouillasson bien déglingué de saloperies innommables, tessons rongés, sublimés, pourris de permanganate à ce point qu’aux Puces personne n’en voudrait… les rabouins refuseraient sans appel… pas la valeur du transport en voiture à bras… une poubelle très décourageante… Tous les plateaux, corrodés, écaillés jusqu’à l’envers… macérés… je ne parle pas du linge, des trous et de la merde…

Toutvabienovitch, dans cette zone, il était aux anges… C’était sa consultation ! le moment de son art !… Retroussant ses manches, il se met en devoir aussitôt, et le voici qui fonctionne ! Les culs partout se ressemblent. Les malades attendent leur tour… une ribambelle pour grimper sur le chevalet. Les étudiants, un peu abrutis, un peu boutonneux, un peu malveillants, comme tous les étudiants du monde prennent de la graine… il s’agissait de farfouillages, de décollages des replis de grands suintements du vagin… du col… de tamponnements à pleine vulve, de pressurer les Bartholins… enfin la bricole ordinaire… le casuel glaireux des métrites… Toutvabienovitch s’en donnait… toujours cordial… bien pétulant… haut de verbe… à son affaire gaillardement. Il m’en promenait plein la vue… c’est vrai qu’il était habile… il manipulait fort crânement avec une rude dextérité tous ces attirails en déroute, ces annexes, ces purulences… en grande série un petit jet de permanganate et floutt ! … Je te plonge dans une autre motte la moitié du bras… en pleine fièvre il faisait rendre un peu les glandes… toujours pérorant… il se secouait à peine les doigts… et floup ! fonçait dans la prochaine… pas une seconde de perdue… comme ça !… mains nues !… velues… dégoulinantes de jus jaune… sans doigtier absolument…

Je voulais pas du tout le gêner… paraître indiscret, mais quand même je voulais savoir… Quand il a eu trifouillé comme ça des douzaines de vulves, j’ai fini par lui demander :

   - Vous ne portez jamais de gants ?…

  - Oh ! pas la peine !… pas la peine confrère ! Ici Tout va Bien ! Tout va Parfaitement !… et de se gondoler… de plus en plus drôle… en pleine forme… Bien sûr que c’était pas de sa faute si le caoutchouc manque en Russie… Il profitait du voisinage pour regarder un petit peu dans le trou du cul… Il cherchait là aussi les gonos en bringue dans le pot de lentilles, les petits replis de l’anus. Il jetait d’abord un peu d’eau et un peu de vaseline alentour, et puis encore du menthol, il grattait avec ses ongles… enfin une petite cuisine. Et puis tout de suite, immédiatement, il refilait dans la prochaine vulve… Il s’arrêtait à l’entrée, une pression sur les Bartholins… Il était tout à fait heureux quand ça rendait vert, un jus bien épais, bien lié… Deux, trois tampons. Tout va Bien ! Confrère ! Tout va Bien !… […]»

Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, 1937.


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Philip K. Dick (1928~1982)

20 07 2008

(c)Tessa Dick 1980

Source ICI


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Des mules et des hommes : une enfance, un lieu - Harry Crews

19 07 2008

Présentation de l’éditeur :
Ce livre est le récit inoubliable des premières années de Harry Crews, un portrait minutieusement reconstitué des gens, des lieux et des circonstances qui l’ont formé à devenir l’extraordinaire raconteur d’histoires qu’il est.
Crews est né au milieu de la Grande Dépression dans une misérable baraque de paysan plantée au bout d’un chemin de terre au fin fond du sud de la Géorgie. Mais si Bacon County est une région où le sol est aride et les vendettas sanglantes, c’est aussi un endroit profondément magique où les serpents parlent, où les oiseaux peuvent s’emparer de l’âme d’un petit garçon, où les prédicateurs et les sorcières gardent fantômes et démons à portée de main. À la fois choquant, élégiaque, attendrissant et drôle, Des mules et des hommes raconte les débuts d’un écrivain dans un monde « où la survie dépend d’un courage brut, un courage né du désespoir et soutenu par un manque total d’alternative ».

Où l’on comprend mieux pourquoi Harry Crews écrit les histoires qu’il écrit. Truffée d’anecdotes, de personnages baroques et étranges, son enfance et le lieu qu’il a habité durant sont enfance ont contribué à créer sa « mythologie » personnelle. Un récit attendrissant et plein de drôlerie, parfois choquant. C’est autant la biographie d’un lieu que celle d’un homme. Peut-être le meilleur livre de Crews.

« Quand j’étais gamin, les histoires c’était la conversation, et la conversation c’était des histoires. Pour moi ces moments-là étaient de la pure magie. » p.155

«[…] Au milieu de tout ça, l’idée m’est venue pour la première fois que d’être vivant c’était comme d’être éveillé dans un cauchemar. » p.176

Editions  Gallimard / La Noire - 273 pages


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ne connaît pas ses classiques

18 07 2008

cela fait 3 nuits
ou 3 jours
que je ne dors pas
et le blanc de mes yeux
est tout rouge ;
je ris dans le
miroir,
et je n’ai pas cessé
d’écouter le tic-tac
du réveil
et le gaz
de mon radiateur
diffuse
une odeur lourde,
épaisse et
chaude, parcourue
par le bruit
des voitures,
des voitures suspendues
comme des décorations
dans ma tête, mais
j’ai lu
les classiques
et sur mon divan
dort une pute
imbibée de vin
qui pour la première
fois
a entendu
la 9e de Beethoven,
et lasse,
s’est endormie
en écoutant
poliment.

imagine-toi un peu, papa, a-t-elle dit,
avec ton cerveau
tu pourrais être le premier homme
à copuler
sur la lune.

Charles Bukowski, Les jours s’en vont comme des chevaux sauvages dans les collines (The Days Run Away Like Wild Horses Over the Hills, 1969) ©Editions du Rocher pour la traduction française, 2008.


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Walker Evans (1903~1975), Photographe

16 07 2008

(c)Walker Evans, 1936

(c)Walker Evans, 1936

(c)Walker Evans, 1936


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Paris jolie ville…

15 07 2008

«[…] Paris, puisque nous en sommes là, est une ville qu’on ne peut plus reconstruire, même plus aménager, d’une façon d’une autre. Les temps des rafistolages, des bricoles, des petites malices, des affûteries sont révolus… C’est une ville qu’a fait toute sa vie, qu’est devenue maintenant toute nuisible, mortelle pour ceux qui l’habitent. Le mieux c’est qu’elle reste croupir en retrait définitif en "touchant" musée, avec tourniquets si l’on veut, une exposition permanente, en arrière des événements, comme Aigues Mortes, Bruges ou Florence… Faut la démembrer tout à fait, lui laisser juste les parties mortes, tout le faisandé qui lui convient. Pour les humains c’est autre chose, ils peuvent pas vivre dans un cadavre… Paris jolie ville croupissante, gentiment agonique entre la noble Place des Vosges et le Musée Carnavalet… Parfait. L’agonie est un spectacle qui intéresse bien des personnes. Vieillarde fétide qui se disloque en susurrant des choses d’Histoire… La seule banlieue possible d’une ville de quatre millions d’habitants, c’est la mer. La mer seule assez puissante, assez généreuse, pour assainir quotidiennement ce terrible infernal ramassis, cet effrayant conglomérat de pourritures organiques, inhalantes, expirantes, chiatiques, fermenteuses, fébricilantes, virulogènes. La ville la plus malsaine du monde, la plus emboîtée, la plus encastrée, infestée, confinée, irrémédiable c’est Paris ! Dans son carcan de collines. Un cul-de-sac pris dans un égout, tout mijotant de charognes, de millions de latrines, de torrents de mazout et pétrole bien brûlants, une gageure de pourriture, une catastrophe physiologique, préconçue, entretenue, enthousiaste. Population à partir de mai, plongée, maintenue, ligotée dans une prodigieuse cloche au gaz, littéralement à suffoquer, strangulée dans les émanations, les volutes de mille usines, de cent mille voitures en trafic… Les dégagements sulfureux, stagnants de millions de chiots, absolument corrodée, minée, putréfiée jusqu’en ses derniers hémoblastes, par les plus insidieuses, les plus pernicieuses ordures aériennes… Ventilation nulle, Paris un pot d’échappement sans échappement. Buées, nuages de tous les carbures, de toutes les huiles, de toutes les pourritures jusqu’au deuxième étage de la tour Eiffel. Une cuve, asphyxiante au fond de laquelle nous rampons et crevons… Densité de pourriture vaporeuse infranchissable à tous les rayons solaires directs. La nuit, le fameux "Ouessant" lui-même avec ses 500 000 000 de bougies, sèche risible contre ce rideau de toutes les pourritures parisiennes stagnantes, parfaitement opaques. Aucune lumière ne peut percer, disperser cette bouillie. Pourriture prodigieuse, surchauffée, enrichie infiniment, pendant tous les mois de l’été, par tant d’autres saloperies permanentes, exsudats organiques, résidus chimiques, électrifiés, de millions de carburations abjectes qui nous filent tout droit dans les bronches et le trésor de notre sang. A la bonne santé pour la ville lumière ! Une poubelle gazeuse pour tortures imbéciles !… Salut ! Les humains se traînent dans Paris. Ils ne vivent plus, c’est pas vrai !… Jamais ils n’ont leur compte humain de globules, 3 à 5 milliards au lieu de 7. Ils n’existent qu’au ralenti, en larves inquiètes. Pour qu’ils sautent il faut les doper ! Ils ne s’émoustillent qu’à l’alcool. Observez ces faces d’agoniques… C’est horrible à regarder… Ils semblent toujours un peu se débattre dans un suicide… […]»

Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, 1937.


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pour Jane

13 07 2008

225 jours sous l’herbe
et tu en sais plus que moi.

ils ont pris ton sang depuis longtemps.
tu es une brindille sèche dans un panier.

est-ce ainsi que ça marche ?

dans cette chambre
les heures de l’amour
font toujours des ombres.

quand tu es partie
tu as presque tout
emporté.

je m’agenouille dans la nuit
devant des tigres
qui ne me laisseront pas en paix.

ce que tu étais
n’arrivera plus.

les tigres m’ont trouvé
et je m’en fous.

Charles Bukowski, Les jours s’en vont comme des chevaux sauvages dans les collines (The Days Run Away Like Wild Horses Over the Hills, 1969) ©Editions du Rocher pour la traduction française, 2008.


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Abattoir 5 - Kurt Vonnegut

12 07 2008

Présentation de l’éditeur :
Abattoir 5 retrace l’histoire de Billy Pélerin (double quasi autobiographique de Kurt Vonnegut), né à Ilium en 1922, fils unique du coiffeur de la petite ville. Appelé sous les drapeaux pendant la seconde guerre mondiale (comme assistant d’aumonier militaire…), il est capturé par les allemands et fait prisonnier dans un camp à Dresde. Démobilisé en 1945, il devient opticien, passe une petite dépression nerveuse dans un hôpital militaire, puis se marie, a bientôt deux enfants et fait fortune. De retour d’un congrès d’opticien il est victime d’un accident d’avion, tous les passagers périssent sauf lui. Pendant qu’il est à la clinique, sa femme meurt. Il ne reprend pas son activité en sortant de l’hôpital mais va tout droit à New York. Là, il participe à une émission de radio où il révèle avoir été enlevé par une soucoupe volante en 1967 et amené de force sur la planète Tralfamadore. Objet de spectacle, montré nu dans un zoo, les trafalmadoriens le feront s’accoupler avec une terrienne, ancienne actrice de cinéma, elle-même kidnapée, avant de le relâcher. De retour sur terre, il comprend que les années qu’il a passé sur Trafalmadore n’ont été chez lui que quelques secondes. Bien sûr, Billy ayant atteint l’âge de quatre-vingt six ans, tout le monde est persuadé qu’il a définitivement perdu le sens des réalités et que la sénilité avance à grands pas. Mais Billy insiste pour remonter dans le passé et raconter son histoire, notamment sa vie de soldat et, ce faisant, il ne va plus cesser alors d’effectuer des sauts dans le temps, évoluant et vieillissant, ou régressant vers son enfance.
Ce sont ces différents épisodes, et principalement celui de la seconde guerre, de l’emprisonnement et du bombardement de Dresde qui font la trame quelque peu décousue, ironique et pleine d’humour de ce roman étonnant où les saynètes se multiplient et s’enchevêtrent. Dans ce livre, Kurt Vonnegut utilise les méthodes de la Science-fiction pour permettre les continuels flash-back du personnage, mais aussi pour ouvrir une faille, une sorte de décalage narratif dans le récit principal, sous-titrés « La croisade des enfants », et qui est peut-être avant tout une formidable dénonciation des tueries organisées par les hommes, et le plus souvent par des appelés de dix-huit ans à peine… Un des plus étonnants chefs-d’œuvre de la littérature de guerre américaine. Vonnegut emprunte la liberté de mettre en scène des épisodes merveilleux (proches de la Science-fiction) qui viennent contrebalancer l’errance misérable d’un « brave soldat » yankee, que le vent imbécile des tueries modernes ratatine de froid et de peur au fond d’un abattoir de Dresde, sous une pluie de bombes…
Kurt Vonnegut, né en 1922 à Indianapolis, est d’origine allemande. Il s’est imposé d’abord comme auteur de science-fiction, puis a atteint une renommée internationale avec Abattoir 5 (1971). Maître incontesté de ce qu’on a appelé la « Contre-culture » américaine, il est l’auteur de nombreux romans.

Un roman anti-militariste, anti-guerre avec beaucoup d’humour (très noir) et d’ironie mordante pour nous « conter » toute l’horreur du massacre de Dresde. C’est la vie. Un côté décalé à la manière d’un Brautigan. Un roman poignant : on sent le traumatisme derrière l’humour. Un classique de la littérature tout court (bien mieux que le surestimé « l’Attrape-cœurs »). Si ce n’est un chef-d’œuvre ?! C’est la vie.

«S’il est tellement succinct, confus et discordant, mon cher Sam, c’est qu’il n’y a rien de raisonnable à dire d’un massacre. Tout le monde est censé mourir pour ne plus jamais désirer ou affirmer quoi que ce soit. Tout se doit d’être silencieux au lendemain d’une boucherie, et l’est en fait, les oiseaux exceptés.
Que chantent donc les oiseaux ? Ce qu’on peut chanter à propos d’un carnage, des choses comme « Cui-cui-cui ? ». » p.26

«Les Allemands et les chiens étaient engagés dans une opération militaire qui porte un nom aussi amusant qu’éloquent, une de ces aventures humaines qu’on décrit rarement en détail et dont la mention seule, aux informations ou sous la plume d’un historien, procure à de nombreux fervents de la guerre une espèce de satisfaction post-coïtale. C’est, dans l’imagination des mordus de la bagarre, le jeu amoureux exquisément nonchalant qui succède à l’orgasme de la victoire. En d’autres termes, « le nettoyage ». » p.53

«L’anglais le palpe de partout, ému de pitié. « Mon Dieu, qu’est-ce qu’ils t’ont fait, p’tit gars ? C’est pas un homme, c’est une carcasse de cerf-volant. » p.89

«Les rôles de femmes étaient tenus pas des hommes, c’est évident. L’horloge venait de sonner douze coups et Cendrillon se lamentait : « Pauvre de moi, l’horloge a sonné / Heure néfaste, déveine d’enculé. »  » p. 90

«[…] Dieu tonne : Dès cet instant, Ma main s’appesantira sur quiconque s’acharne sur un pauvre mec sans piston ! » p.100

Editions  Seuil / Points - 188 pages


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Enorme !

10 07 2008

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Le monde…

1 07 2008

« Sachez avoir tort – le monde est rempli de gens qui ont raison – c’est pour cela qu’il écoeure. » (Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Henry Miller, septembre ou octobre 1934)

«[…] FFI… FTTP… Gestapo… SSSKK… NAPSF… j’avais tout l’alphabet aux fesses… frisés, francs-tireurs, moscoutaires, à toutes les passoires j’étais bon […]» (Louis-Ferdinand Céline, Maudits Soupirs pour une autre fois)

Cité dans Céline ("Je ne suis pas assez méchant pour me donner en exemple…"), Emile Brami, ©Ecriture 2003.

 


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